POINT D'ACTUALIT?


L’association Autre(s)pARTs a t fonde en 2000 et a fusionn en 2007 avec l’association Artfactories. En 14 ans, beaucoup de choses ont t accomplies, la richesse de ce site en tmoigne. Et nous sommes persuads qu’il nous reste beaucoup faire. Mais comment faire ? Une association comme la ntre fonctionne bien sr avec des forces militantes bnvoles, mais aussi avec une quipe salarie. Nous avons effectivement deux salaries, Bahija Kibou et Adeline Bourdillat. Ce sont elles les chevilles ouvrires de notre travail, elles qui assurent la coordination, la communication, l’administration et mille autres tches.

Or, nous n’avons plus aujourd’hui les moyens de les payer.

Nous avons t financs jusqu’ici par le Ministre de la Culture et par le Secrtariat Gnral du Comit Interministriel des Villes, qui a fusionn l’an pass avec l’Acs et la DATAR, au titre de nos diffrents travaux. En 2015, ces financements seront remis en cause. Faute de moyens publics, faute de reconnaissance de l’intrt de nos engagements, faute de vritable choix politique.

Devant cette situation, nous avons fait le choix de licencier Bahija et Adeline, pour raisons conomiques. C’est un choix douloureux, car, au del de leurs comptences professionnelles, nous avons particulirement apprci leur engagement et leurs qualits humaines.

Bien sr, dans ces circonstances, nous nous interrogeons sur la prennit de notre association. Devrons nous disparatre, comme tant de projets artistiques et culturels sacrifis sur l’autel de l’conomie — non, pas de l’conomie, mais des conomies ? Nous cherchons bien sr des solutions, de nouveaux modes d’organisation, de nouvelles perspectives, mais sans aucune certitude de russite.

Et au del de notre cas particulier, c’est bien une question plus large qu’il faut se poser : Y a-t-il aujourd’hui place, dans les politiques publiques, pour les rseaux, les collectifs de structures, les regroupements ? l’heure o l’on ne nous parle que de mutualisation, nos associations ou fdrations, dont c’est la raison d’tre d’accompagner, soutenir, conseiller, et donc, permettre, via des services partags, de faire des conomies d’chelle, sont menaces de disparition.

Doit-on dsesprer dfinitivement de voir se mettre en place et se dvelopper une politique o les organisations et associations de professionnels pourraient vraiment assumer leurs rle de Socit Civile de la Culture » ?


La collgiale d’Artfactories/Autre(s)pARTs.

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Mis à jour le lundi 15 décembre 2014