Description

L’attente d’un horizon espéré serait cette fiction qui nous pousse à prévoir le résultat des actions et nous contraint à ne plus laisser la place à la création - à l’avènement de l’inattendu
ramdam est un lieu.
Mais de cette nature, il ne voudrait pas s’en contenter comme un simple fait, même si sa matérialité sera toujours le point constitutif de son existence.
Ainsi, de sa nature d’habitacle, il en travaillerait non pas seulement les contours, mais aussi et surtout les plis intérieurs. De ses murs, il n’en ferait pas seulement un espace abrité, mais une possibilité d’accueillir dans la durée, des artistes, d’ici et de bien plus loin, pour qu’ils puissent donner lieu au cheminement de leur fabrication. Demeurer dans un temps et un lieu donné, au fil de leur expérimentation. Habiter et créer dans un lieu en ayant les clés et en pouvant rester le jour comme la nuit, et ce n’importe quel jour de la semaine.
De cette volonté, il n’en dessine pas une zone figée, une durée applicable pour tous.
Au contraire, il souhaite être pratiqué dans des temporalités singulières, faisant, chacune d’elles, échos aux nécessités des uns et des autres à construire ou déconstruire leurs rapports sensibles.
A vivre le temps de la fabrication dans un rapport adéquat aux turbulences qui s’en dégagent.
Faisant surgir des façons différentes d’habiter un lieu, et par-là même une multitude de pratiques.
Porté par cette volonté d’accueillir des temporalités singulières au cœur des demeure(s), ramdam ne se pose pas la question “où il va ? ” mais plutôt “comment il y va ? ”.
Question, qu’il tient, d’ailleurs, toujours à tourner et retourner collectivement dans un souci actif.

Lançant aussi un appel constant à la curiosité, envers des travaux d’artistes engagés dans une recherche qui leur est propre. Artistes, peu connus pour certains, qui souhaitent éprouver, dans ce temps du regard public, leurs travaux tout juste construits ou en cours d’élaboration - ouvertures publiques des travaux des artistes en demeure(s) -
Mais aussi, tenter dans l’expérience du partage des regards (lors des 31 quoi ? ou des Quoi de neuf !
par ex.) de déjouer nos appréhensions pré-existentes.
Et, faire que ramdam persiste à être un lieu pour créations et ressources artistiques.
Ancien usage : Menuiserie
Environnement : banlieue semi-rurale
Type d’occupation : location / résidence depuis 1997
Propriétaire du lieu : Maguy Marin
Infrastructures

Zone accueil
Foyer-cuisine
Studio Raymonde Zerdis : espace avec un plateau de 230m2, avec plancher flottant de 11m/20m + jauge de 216 places
Studio Roger Acadero : espace avec un plateau de 80m2
Loges
Bureaux
Sanitaires
Caravanes
Espaces extérieurs
Disciplines artistiques et sociales
Toutes disciplines artistiques : théâtre, danse, , arts plastiques, musiques et sons, installations vidéo, écriture, cirque, etc...
Résidences d’artistes
- Demeure(s), événements/expérimentations du collectif les soucieux
- Tohus-Bohus, scènes ouvertes
- Quoi de Neuf !, temps de curiosité
- 31 quoi ! rencontres chorégraphiques et tables rondes De Quoi S’Agitent-Ils ?, ...
Demeure(s)
Les demeures sont une détermination à accueillir des artistes pour qu’ils puissent travailler non pas seulement dans un lieu où ils seraient détenteurs des clés (bien que cela soit déjà un signe), mais dans un lieu habité et à habiter.
Une co-habitation non définie à l’avance, ni à l’arrivée.
Une habitation-avec qui ne cherche pas plus à se définir qu’à se vivre.
Les demeure(s) habitent ramdam toutes les saisons. Elles n’ont pas un nombre fixe, elles peuvent être 6 ou 12 dans une année selon les amplitudes des artistes et de leur projet. Elles ne sont pas affectées à un champ de l’art plus qu’à un autre. Il y a les auteurs-artistes et leurs matières exploratrices-arts vivants ( théâtre, chorégraphie, musique, cirque...) écriture, cinéma, arts plastiques, etc.
Le choix des demeures est porté par le collectif des soucieux de ramdam. Il ne se base pas sur des critères prédéfinis. Il s’opère selon le frottement d’approches sensitives et réflexives, au risque d’affirmer de nouveau que l’art est une puissance poétique d’agir.
Chacune des demeure(s) se revêt d’une expérience singulière, mais un vecteur commun persiste - celui de partager et d’échanger : actes, paroles, regards...
Quoi de neuf !
Tous les 9 du mois, ramdam ouvre ses espace aux artistes qui souhaitent confronter un premier projet, un extrait, un état de chantier, un travail réalisé, un état de pensée, une forme d’un soir, etc...dans le cadre d’un principe de scène ouverte, sans sélection, sans liste d’attente, sans uniformité.
Un temps ouvert, prêt à être saisi pour que se jouxtent regards et travaux multiples.
31 quoi !
Certains mois en 31, tous ceux qui le souhaitent sont conviés à ramdam pour venir partager une temps singulier autour d’un regard précis : celui d’un membre des soucieux de ramdam qui souhaite faire découvrir quelque chose qui l’accompagne, quelque chose sur quoi il est tombé, qu’il a découvert, qu’il fait découvrir.
C’est-à-dire quelque chose dont il n’est pas le créateur, le fabriquant, l’inventeur.
Sans le profil d’une conférence, mais quand même avec des paroles, sans le protocole d’une diffusion, mais néanmoins avec quelque chose à présenter, les 31 sont une zone où il s’agirait de montrer et dire une ou plusieurs choses rencontrées, non pas le temps d’un retourné, mais celui d’un aller-retour-aller.
Partenaires financiers
Ministère de la Culture et de la Communication, DRAC Rhônes Alpes
Mairie de Sainte-Foy-Lès-Lyon




