La Friche des Lacs de l’Essonne - Ile de France


Identification Fonctionnement Démarche Organisation
IDENTIFICATION – LOCALISATION - CONTACT
  • Nom du lieu et/ou de la démarcheLa Friche des Lacs de l'Essonne
  • ContinentEurope
  • PaysFrance
  • Ensemble RégionalIle de France
  • Ville / CommuneViry-Chatillon
  • Adresse42 rue de Ris
  • Code postal91170
  • Telephone09 50 12 42 23
  • Fax09 56 17 88 82
  • Courriel generalamin@free.fr
  • Site Internetwww.amin-theatre.fr
  • Responsable(s)Christophe Laluque : directeur artistique
Date de création: 17 septembre 2012
Date de modification: 22 avril 2013
FONCTIONNEMENT
  • Nom de la structure juridiqueL'Amin Compagnie Théâtrale
  • Statut juridiqueAssociation loi 1901
  • Date de création de la structure juridique13/09/1994
  • Propriétaire actuelSylvie Sarasin
  • Modalité d’occupation Mise à disposition
  • Equipe – OrganigrammeChristophe Laluque - Directeur artistique
    Anne-Sophie Miloche - Administratrice
    Franz Laimé - Directeur technique
    Julie Guillemineau - Chargée de l'action culturelle
    Aurélien Bovet - Assistant technique
  • Modalité d'organisation – GouvernanceLe fonctionnement interne de l’Amin s’organise autour des propositions et des orientations du directeur. Il part ainsi de ses volontés de création, des appels à projets que lui propose l’administratrice, ou encore des demandes des enseignants ou des structures partenaires que lui transmet la chargée d’action culturelle. Les actions sont ensuite discutées lors des réunions d’équipe hebdomadaires et définies selon les objectifs de l’Amin. Les échanges internes, et notamment entre l’administratrice et le directeur artistique assurent une cohérence entre les différents projets et avec le projet artistique de la compagnie. Les artistes de la compagnie, amateurs comme professionnels, et les partenaires locaux sont impliqués dans l’activité de la compagnie au quotidien à travers leurs participations et retours sur les actions, aux échanges sur le projet, même si seule l’équipe permanente est responsable des prises de décision qui concernent l’association.
    Enfin, le CA se réunit régulièrement pour statuer sur les choix et orientations du directeur artistique et de son équipe permanente.
  • Modalité & dispositif d'évaluation du projetIndicateur qualitatif : retours des personnes touchées à la fin de chaque action, retour des intervenants (comédiens, techniciens...), retours des partenaires relais en fin d'action lors d'une réunion ou par retours écrits.
    L'évaluation sur la "qualité" de l'action est le fruit d'une analyse croisée des retours pour aller au-delà du "c'était bien/ce n'était pas bien, j'ai aimé/je n'ai pas aimé" qui prend en compte à la fois l'intérêt des participants sur ce qui leur a été proposé, mais aussi si cela a amené des réflexions, des débats, une envie de découvrir d'autres auteurs, d'autres formes, si cela a créé du lien sur le territoire (rencontre entre différents quartiers, échanges entre les personnes, entre le public et les artistes...).
    Indicateur quantitatif : fréquentation aux actions, venue au spectacle après avoir eu la sensibilisation, variation de fréquentation si l'action dure plusieurs jours ou si elle est faite plusieurs fois dans l'année, nombre de structures participantes (et leur évolution sur l'année).
    Pour que les actions soient considérées comme réussies, nous croisons ces différents indicateurs : voir si le public s'est mobilisé sur les projets en terme de fréquentation tout en regardant l'évolution de leur venue et le retour qu'ils renvoient.
DEMARCHE – IDENTITE
  • Enoncé du projetL'Amin invente avec les compagnies avec lesquelles elle collabore à La Friche des Lacs de l'Esonne des façons de faire moins traditionnelles, et une fréquentation du public plus participative.
    Il nous apparaît comme une nécessité que les œuvres d'art qui questionnent les enjeux de société, l'émancipation des enfants, l'épanouissement de l'individu, l'avenir de l'humanité ou la place de l'homme dans son environnement, puissent rencontrer un public. Les artistes qui, ne choisissant pas la voie du divertissement facile et assurément plus rentable, mettent leur savoir faire au service de ces questions, doivent pouvoir, selon nous, trouver des structures d'échange et de partage, tout comme des outils pour travailler. Nous sommes convaincus que la population des quartiers défavorisés dans lesquels nous habitons est en attente de ces rencontres là.
  • Genèse & Histoire du projetAncienne usine France Telecom, La Friche fut ouverte en janvier 2012 dans le cadre de l'Ecole du Jardin Planétaire, université populaire des Lacs de l'Essonne. Entamant aujourd'hui sa deuxième saison, le projet évolue dans une vision transversale : culture - nature - éducation populaire - éducation... qui permette le décloisonnement des disciplines de chacun.
  • Activités – Pratiques culturelles & sociales – Disciplines artistiquesNotre projet se donne pour ambition de redonner du temps à la création et à la vie des spectacles, et ce pour toutes les disciplines artistiques. En s'affranchissant d'une exploitation trop importante de la salle pour les représentations, nous voulons garantir une qualité de spectacle optimale. Le travail d'action culturelle, en amont, concourt à cultiver une écoute et une attention de la part des spectateurs parfois non-avertis, et nous autorise à leur proposer des démarches artistiques innovantes. En instituant un rapport de proximité avec la population, les artistes proposent un théâtre qui la concerne. Ils défendent une relation à l'art moins intimidante, plus familière : liberté donnée aux temps de montages, raccords..., mise à disposition de l'équipe technique du lieu, représentations en journée et en soirée, auteurs contemporains en prise avec le monde actuel, partenariats et collaborations entre les artistes accueillis, thématiques partagées par tous (vivre ensemble, environnement, faits sociaux, nature, justice, humanité...), attention portée à la qualité et au professionnalisme des différents créateurs : auteur, metteur en scène, acteurs, scénographe, éclairagistes, musiciens, ingénieurs du son...

    Portés par les idées et les schémas de l'économie sociale et solidaire, nous tournons résolument le dos aux pratiques consuméristes et passives des échanges culturels, aux relations acheteur/vendeur, aussi bien avec les compagnies qu'avec le public. Nous sommes guidés par la recherche d'une plus-value créative, humaine, sociale ou environnementale, bien plus que par une économie du rentable, de l'audimat et du remplissage : mutualisation des espaces, des outils, du personnel ou des financements, conventions d'échanges et d'accompagnement entre les artistes accueillis et le lieu, partenariats avec d'autres structures : théâtre Dunois (Paris), Péniche Alternat..., hébergement des artistes dans les locaux de la compagnie (studio, chambres...), coordination et partenariats entre les équipes artistiques et les associations locales, forte implication et participation du public à l'animation et à l'équipement de la structure (bibliothèque collective, bar, présentations d'amateurs...) dans l’idée d’un lieu partagé, modalités peu contraignantes d'utilisation du lieu, et responsabilisation de chacun par rapport à son utilisation : les artistes peuvent travailler 24h/24, les compagnies peuvent être autonomes, intervenir sur l'aménagement, participer à la gestion collective des évènements..., prêt de la salle pour des répétitions ou démarrages de projets, tarifications des activités et spectacles basées sur la participation libre.
  • Action(s) culturelle(s) de territoire – Co-production(s) avec les populationsFondement de notre projet, toutes les actions qui permettent à la population locale de s'approprier le lieu, les œuvres, les thématiques, et de renforcer le lien avec les artistes, sont ardemment développées. Nous entendons par « action culturelle » l'ensemble des moyens que nous mettons à disposition des personnes, ainsi que l'ensemble des projets que nous réalisons pour favoriser les rencontres : ateliers réguliers de pratiques artistiques pour tous les âges (théâtre, écriture, danse...), stages ponctuels et initiation (Baptême d'acteurs de quartier, découverte des techniques lumière/son/vidéo...), spectacles itinérants, impromptus et lectures (Brigade d'Intervention Poétique, Théâtrobus, petites formes en extérieur...), sensibilisation dans les établissements scolaires, navettes, débats et soirées conviviales, abandon des outils de communication conventionnels (plaquettes, feuilles de salle...) au profit d’outils qui permettent au public de partager leur expérience : blogs, forum, espaces d'expression...
  • Principal(aux) Partenaire(s) direct(s) public(s) & privé(s)Communauté d'Agglomération Les Lacs de l'Essonne
    Conseil Général de l'Essonne
    Conseil Régional d'Ile-de-France
    Ministère de la Culture et de la Communication
    État (Politique de la ville)
ORGANISATION & AMENAGEMENT SPATIAL
  • Organisation spatiale actuelleSuperficie : 2500 m2
    Espaces : espaces extérieurs, billetterie, foyer (avec petite scène, bibliothèque, bar), salle avec 93 places assises, loges, bureaux, salle de répétitions et pour ateliers, espace d'expositions.
  • Ancien usageUsine France Telecom
  • Année d'implantation de l'activité culturelle2012
  • Reconfiguration – Requalification architecturale & fonctionnelleLes principaux travaux furent la remise en marche de l'électricité, du chauffage et de l'arrivée d'eau.
    Des réaménagements ont ensuite été effectués : peinture, séparation des espaces, aménagement de l'accueil (billetterie, foyer..)...
  • Mise aux normes de sécurité – Accueil du publicTout le bâtiment a été remis aux normes d'un ERP.
  • Milieu d'implantationZone industrielle en bord de Seine sur Viry-Chatillon et Grigny.
  • Contexte Socio-géographique – Démograhique & territorialeLa zone industrielle : enclavée entre la nationale et les bords de seine.
    Caractéristiques sociales : Population jeune - Familles, parents et enfants isolés - Concentration de personnes étrangères ou primo-arrivants - Personnes en recherche d'emploi.
    Caractéristiques des problématiques de ce public : Fort taux de chômage, difficulté d'accès à l'emploi - Difficulté d'accès au logement - Territoire enclavé (car scindées entre les axes routiers/ferroviaires) - Situation d'échec scolaire massif - Absence de véritable centre ville sur Grigny - Pauvreté - Manque de lien entre les deux villes, entre les quartiers et entre les habitants - Délinquance - Exclusion.