Emplois-jeunes dans les arts de la rue et arts du cirque - HorsLesMurs

Étude réalisée par HorsLesMurs - Janvier 2004 - 27p.

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Entre 1997 et 2002, on estime à 500 le nombre de postes emplois-jeunes qui ont été créés par près de 300 structures professionnelles des arts du cirque et des arts de la rue (compagnies, festivals, lieux de diffusion, écoles...). On peut parler ici d’un véritable effet d’aubaine pour ces secteurs d’activité en plein développement, qui étaient confrontés à de nouveaux besoins en termes de structuration et de professionnalisation sans pour autant en avoir les moyens financiers. HorsLesMurs a par ailleurs largement accompagné ce mouvement en définissant au sein d’un accord-cadre un profil de chargé de développement, en proposant des modules de formation spécifiques à ces activités et en assurant une information et un conseil réguliers aux employeurs et aux emplois-jeunes.

La majorité des conventions emplois-jeunes arrivent à échéance entre 2004 et 2006, ce qui pose dès aujourd’hui avec une particulière acuité la question de la consolidation des postes et de la pérennisation des emplois. À l’heure où la réforme de l’assurance chômage des intermittents du spectacle est dans tous les esprits et où règne au sein de ces structures relativement peu subventionnées un fort climat d’insécurité sociale, l’avenir de ces emplois est de plus en plus lié, non seulement au développement des activités de la structure employeuse, mais bien à son existence même.

Entre avril et mai 2003, HorsLesMurs a ainsi procédé à une enquête à partir des 268 structures repérées dans son fichier pour avoir sollicité le dispositif Nouveaux Services - Emplois-Jeunes (NSEJ). Un panel représentatif de 133 cas - soit près de la moitié d’entre eux - a été analysé à partir des données collectées dans le cadre d’entretiens téléphoniques. Elle a été menée en partenariat avec l’association Opale, qui a mis à disposition son outil de travail développé sur FileMakerPro, déjà utilisé pour étudier le même sujet dans la Communauté urbaine de Nantes ainsi que dans cinq réseaux de musiques actuelles (FNEIJMA, AFIJMA, Fédération des scènes de jazz, Réseau Chaînon, Fédurok).

Cette étude se fonde donc en grande partie sur les résultats de cette enquête et permet, non seulement d’apprécier les perspectives de pérennisation des emplois jeunes, mais aussi corrélativement de confirmer la spécificité socio-économique des secteurs des arts de la rue et des arts du cirque. Elle est enfin enrichie de plusieurs témoignages qui ont fait l’objet d’entretiens approfondis et qui ont permis de définir des pistes pour la pérennisation.

Mis à jour le mercredi 26 mai 2010