Conversazione. Converser à l’Entrepôt. Converse at the storehouse.
débat organisé par Laurent Jacob et Espace 251 Nord


“Conversazione”. “Converser à l’Entrepôt”. “Converse at the storehouse”.

Vendredi 26 octobre 2001, à l’Ancien Entrepôt Royal, site de Tour et Taxis 1, rue Picard à 1000 Bruxelles, dans le cadre de l’exposition d’art contemporain “ICI et MAINTENANT - HIER en NU / Belgian System”
Prospective
organisée par Laurent Jacob et Espace 251 Nord.

Invité d’honneur : M. Fabrice Lextrait (F), chargé de mission et auteur du rapport (mai 2001) sur les espaces intermédiaires pour le Ministre français du Patrimoine M. Michel Dufour.

Les “Espaces intermédiaires”

Les lieux dits “intermédiaires” pointent un foisonnement de projets posant de manière originale et singulière la question des conditions de production et donc de réception de l’acte artistique. En France, ces lieux s’appellent Usines éphémères : Caserne de Pontoise, Les Frigos (Paris), Cité des Recollets (Paris), L’Entre-peaux (la Transpalette) Bourges, La Friche Belle de Mai (Marseille), Friche Malraux (Mantes-la-Jolie), Les Pas Perdus/Le Comptoir (Marseille), La Condition Publique (Roubaix), réunissant recherche, création, diffusion, formation, et sensibilisation, ces expériences permettent de rapprocher des domaines que les lieux institutionnalisés ont contribué à éloigner. Certains de ces lieux ont un passé de “SquArt”, lieux squattés par des artistes qui ne se résument pas à y vivre, mais y organisent également des expositions et autres activités qui font revivre le quartier dans lequel cela se passe.

Un rapport d’expert de la main de M. Fabrice Lextrait, écrit à la demande du Ministre français du Patrimoine, nous livre l’analyse d’une trentaine d’expériences et s’attache dans une seconde partie à repérer les fondements communs de ces expériences.

Une première discussion confrontera l’expérience française à la situation de la Belgique. Qu’en est-il en Belgique ? Quelle(s) réalité(s) ? Ici et Maintenant, un projet “intermédiaire” par excellence ? Tour & Taxis, un espace intermédiaire ? Opportunités ? Restrictions ? Quelle est l’expérience des artistes ? Quelle est l’expérience des organisateurs ? Comment ont-ils vécu l’événement ? Comment réagissent les autorités belges ? Quels autres sites et projets en Belgique ?

Musées et espaces / Projets intermédiaires : quels rapports ?

Tensions créatrices ou destructrices ? Que peuvent-ils signifier l’un pour l’autre ? Les nouveaux développements au sein de l’institution muséale favorisent-ils un rapprochement ou signifient-ils précisément l’inverse ? Architecture éphémère vis-à-vis d’une architecture durable ? Parlons de “ruines intelligentes” (Bob van Reeth) : chaque grand bâtiment public doit être conçu de telle façon qu’il pourra facilement être adapté à plusieurs fonctions et pas seulement à sa fonction initiale. L’entrepôt Tour & Taxis, une ruine intelligente ?

La biographie culturelle d’un lieu ?

Aux Pays-Bas et en Flandre, se développe la notion de “biographie culturelle” d’une région. Dans cette notion, l’accent est mis sur l’importance des témoignages individuels. A côté des pierres et des objets, l’histoire telle que les gens l’ont vécue est prise en compte. Cela peut-il s’appliquer également à un site tel que Tour & Taxis et en guider la destination future ? Quel est l’apport de l’action d’Espace 251 Nord et des artistes invités ? Expériences du passé et souhaits pour le futur ?

Nous aimerions évoquer ces questions et bien d’autres en votre compagnie le vendredi 26 octobre. Nous vous invitons en l’occurrence à exercer avec nous l’art utile de la conversation, en compagnie de notre hôte de ce jour M. Fabrice Lextrait, ancien administrateur de la friche marseillaise la Belle de Mai et auteur d’un rapport, à la demande du ministre français du Patrimoine, sur les “lieux et les projets intermédiaires”. Suite à la rédaction de ce dossier, M. Fabrice Lextrait prépare la mise en place d’une petite équipe opérationnelle, interministérielle dans le but de développer une politique adaptée aux expériences pratiques de ces lieux, dans le souci d’être à l’écoute des projets sans les institutionnaliser et de mutualiser les savoir-faire dans ce domaine.

Le programme se décline dans une série de visites, tables rondes, débats…